Le harcèlement dans la famille : où les enfants apprennent-ils la violence ?

Ces dernières années, on parle beaucoup du harcèlement : ses signes sont décrits, ses causes analysées et différentes solutions sont proposées pour lutter contre ce phénomène.

Lorsque nous entendons le mot « harcèlement », nous pensons souvent à l’école : un enfant qui devient la cible d’agressions, de moqueries ou d’exclusions de la part de ses camarades.

Mais il est essentiel de comprendre une chose :

les premières expériences relationnelles, les premières façons de communiquer, les premières représentations de la force, du respect et de la valeur personnelle ne se construisent pas à l’école. Elles se construisent dans la famille.

La famille est le premier environnement dans lequel l’enfant développe son identité, son estime de soi, sa manière d’entrer en relation avec les autres et sa vision du monde.

Ainsi, le harcèlement n’est pas uniquement une question scolaire.

C’est aussi une question de culture familiale, de valeurs transmises, de modèles relationnels et d’exemples donnés par les adultes.

L’objectif de cet article est de montrer comment certaines attitudes éducatives, certaines façons de communiquer et certains comportements familiaux peuvent, parfois sans intention consciente, favoriser l’apparition de comportements agressifs, de la position de victime ou du silence des témoins.

Qu’est-ce que le harcèlement ?

Le harcèlement (bullying en anglais) désigne une situation dans laquelle une personne est soumise de manière répétée à des comportements agressifs, humiliants ou menaçants de la part d’une autre personne ou d’un groupe, alors qu’elle ne dispose pas des moyens suffisants pour se défendre.

Le harcèlement peut exister dans différents contextes : à l’école, dans les groupes d’enfants ou d’adolescents, au travail, dans les relations sociales.

Il peut être organisé par une seule personne, parfois accompagnée de complices. D’autres personnes peuvent participer activement ou simplement rester spectatrices.

La différence essentielle entre un conflit et un harcèlement réside dans le déséquilibre des forces.

Dans un conflit, chacun peut exprimer son point de vue et défendre ses intérêts.

Dans une situation de harcèlement, une personne se retrouve dans une position de vulnérabilité et ne parvient pas à arrêter seule ce qui lui arrive.

Le harcèlement peut prendre différentes formes :

  • les moqueries répétées ;
  • les humiliations ;
  • la dévalorisation ;
  • l’exclusion volontaire ;
  • les rumeurs ;
  • les insultes ;
  • les menaces ;
  • les violences physiques.

Peu importe le terme utilisé — harcèlement, intimidation, humiliation répétée.

L’essentiel reste le même :

il s’agit d’une forme de violence.

Et très souvent, la première expérience de ce type de relation, l’enfant la rencontre dans sa propre famille.


La famille : la première école des relations humaines

Malheureusement, certains adultes utilisent parfois des méthodes qu’ils considèrent comme de « l’éducation », sans mesurer leurs conséquences psychologiques.

Pour obtenir un enfant obéissant, « facile », qui ne dérange pas, certains utilisent :

  • les moqueries ;
  • les comparaisons avec les autres ;
  • la culpabilisation ;
  • la honte ;
  • la dévalorisation ;
  • le refus d’écouter ses émotions ;
  • l’idée que l’adulte a toujours raison simplement parce qu’il est adulte.

Mais l’enfant ne reçoit pas cela comme une simple remarque.

Il construit une image de lui-même et du monde.

Il peut apprendre :

« Je ne suis pas assez bien ».

« Mes émotions ne comptent pas ».

« Je dois mériter l’amour ».

« Les plus forts ont le droit d’humilier les plus faibles ».

« Pour être respecté, il faut dominer ».

C’est ainsi que se construisent des scénarios intérieurs qui peuvent ensuite influencer toute la vie relationnelle de l’enfant.


La famille peut créer trois positions face au harcèlement

Les enfants qui grandissent dans un climat de peur, de critique permanente ou d’insécurité émotionnelle peuvent développer différentes stratégies d’adaptation.

1. L’agresseur

C’est l’enfant qui attaque, humilie, contrôle ou cherche à dominer les autres.

Je préfère ne pas parler ici de « leader ».

Un véritable leader inspire confiance et respect.

Dans le cas du harcèlement, il s’agit plutôt d’un anti-leader : une personne qui obtient une influence non pas par la confiance, mais par la peur.

L’enfant apprend :

« Pour être important, je dois être plus fort ».

« Pour être respecté, je dois faire peur ».


2. La victime

C’est l’enfant qui devient la cible des attaques.

Il peut supporter les humiliations, ne pas savoir demander de l’aide ou penser que personne ne pourra le protéger.

Parfois, il essaie de résister, mais il manque de ressources internes ou de soutien extérieur pour arrêter la situation.


3. Les témoins

Ce sont les enfants qui voient ce qui se passe.

Certains rejoignent l’agresseur pour être du côté du « plus fort ».

Certains se taisent par peur de devenir eux-mêmes la prochaine victime.

D’autres finissent simplement par considérer la violence comme quelque chose de normal.

Pourtant, cette troisième catégorie est essentielle.

Car le harcèlement existe rarement uniquement grâce à l’agresseur.

Il existe aussi grâce au silence et à l’acceptation du groupe.


Tous les enfants naissent avec une capacité à aimer

Je suis profondément convaincue que l’enfant naît avec un potentiel de bonté, d’empathie, d’amour, d’amitié et de coopération.

Mais ce potentiel se développe dans un environnement qui lui permet de l’exprimer.

Un enfant qui reçoit du respect apprend à respecter.

Un enfant qui reçoit de l’écoute apprend à écouter.

Un enfant qui reçoit du soutien apprend à soutenir les autres.

Bien sûr, il existe des enfants présentant des difficultés importantes dans le développement émotionnel ou relationnel, avec une capacité d’empathie réduite.

Ce sont des situations complexes qui nécessitent un accompagnement spécifique.

Mais il est important de rappeler que ces situations restent minoritaires.

Dans la majorité des cas, le comportement d’un enfant est fortement influencé par son environnement, et particulièrement par sa famille.

Pourquoi des enfants psychologiquement équilibrés peuvent-ils devenir cruels ?

C’est l’une des questions les plus difficiles et les plus importantes.

Pourquoi un enfant qui comprend que l’autre souffre ?
Pourquoi un enfant qui peut voir la peur, la tristesse ou la douleur d’un autre continue-t-il malgré tout à humilier ou à blesser ?

La réponse ne se trouve pas uniquement dans l’enfant lui-même.

Elle se trouve souvent dans les modèles relationnels qu’il observe et qu’il apprend au sein de sa famille.

Un enfant n’apprend pas seulement ce qu’on lui dit.

Il apprend surtout ce qu’il voit.

Il observe :

  • comment les adultes se parlent entre eux ;
  • comment ils gèrent les conflits ;
  • comment ils traitent les personnes plus vulnérables ;
  • comment ils réagissent face aux erreurs ;
  • comment ils utilisent leur pouvoir.

Si un enfant voit régulièrement que la personne la plus forte a le droit d’humilier la plus faible, il peut progressivement intégrer cette idée comme une norme.

Quels comportements familiaux peuvent favoriser le harcèlement ?

Par exemple :

  • lorsque le père humilie la mère ou que la mère rabaisse le père ;
  • lorsque les adultes cherchent à se valoriser en écrasant l’enfant : « Je suis l’adulte, tu n’es qu’un enfant » ;
  • lorsque l’agressivité devient un mode habituel de communication ;
  • lorsque les insultes, les moqueries et le sarcasme sont présentés comme de simples « plaisanteries » ;
  • lorsque les frères et sœurs vivent dans une compétition permanente et que l’humiliation du plus faible est considérée comme normale ;
  • lorsque les adultes rendent l’enfant responsable de leurs émotions, de leurs frustrations ou de leurs échecs ;
  • lorsque l’enfant grandit dans un climat de critique constante, de peur ou d’insécurité ;
  • lorsque, au lieu d’être soutenu, il reçoit des moqueries ou de l’indifférence.

L’enfant reçoit alors un message implicite :

« C’est ainsi que les relations fonctionnent ».

Et plus tard, il peut reproduire ce modèle à l’école, avec ses amis ou dans ses relations futures.

La violence engendre la violence

Un enfant qui vit régulièrement sous pression, dans l’humiliation ou dans l’insécurité émotionnelle, accumule un stress important.

À l’intérieur de lui peuvent s’accumuler :

  • la peur ;
  • la colère ;
  • la frustration ;
  • le sentiment d’injustice ;
  • l’impuissance.

Mais si l’enfant n’a pas appris à exprimer ses émotions de manière saine, si on lui interdit de se défendre, de dire qu’il souffre ou de poser ses limites, ces émotions chercheront malgré tout une sortie.

Et parfois, cette sortie se fait là où il se sent capable d’avoir du pouvoir.

Par exemple :

Un enfant plus âgé est humilié ou puni injustement par un adulte. Plus tard, il décharge sa colère sur un enfant plus petit.

Un enfant qui se sent sans valeur dans sa famille cherche à retrouver une sensation de puissance en dominant quelqu’un d’autre.

Un enfant qui a été privé de reconnaissance tente parfois d’exister à travers un comportement agressif.

Cela n’excuse pas la violence.

Mais comprendre les mécanismes permet de mieux accompagner l’enfant et de traiter la véritable cause.

Les paroles toxiques qui blessent profondément l’enfant

Parfois, les adultes prononcent des phrases qu’ils considèrent comme insignifiantes ou comme faisant partie de l’éducation.

Mais pour l’enfant, ces paroles peuvent laisser une trace profonde.

Par exemple :

« Tu es maigre comme un squelette ».

« Arrête de manger, plus aucun pantalon ne te va ».

« Pourquoi es-tu aussi idiot ? »

« Je m’en fiche de ce que tu veux ».

« Si tu veux pleurer, va pleurer ailleurs ».

« Je n’ai pas le temps pour tes problèmes ».

« Débrouille-toi seul, moi personne ne m’a aidé ».

« Sans moi, tu n’es rien ».

« Tu n’es qu’un incapable ».

« Tu regretteras d’être né ».

« Arrête d’être faible, défends-toi ».

« Quoi ? Tu as peur ? »

« Si tu écoutes ton père, tu deviendras un perdant comme lui ».

« Une femme doit se taire et faire ce qu’on lui demande ».

« Tu es aussi inutile que ta mère ».


Qu’entend réellement l’enfant derrière ces paroles ?

Il n’entend pas seulement les mots.

Il construit une vision de lui-même.

Il peut apprendre :

« Je ne suis pas important ».

« Mes émotions ne comptent pas ».

« Je ne peux compter sur personne ».

« Je suis faible ».

« Pour être respecté, je dois être plus fort que les autres ».

« Il vaut mieux attaquer avant d’être attaqué ».

Petit à petit, certaines croyances peuvent s’installer :

« Cela a toujours été comme ça et cela sera toujours comme ça ».

« La meilleure défense, c’est l’attaque ».

« Seuls les plus forts survivent ».

« Il faut être dur pour réussir ».

« Il vaut mieux ne pas se mêler des problèmes des autres ».

Ces phrases peuvent sembler être de simples expressions populaires.

Pourtant, elles peuvent parfois renforcer des croyances qui encouragent la dureté, l’indifférence et la violence.


Quand les plaisanteries deviennent-elles du harcèlement ?

Une situation devient particulièrement dangereuse lorsque l’humiliation est appelée « humour ».

« On plaisante seulement ».

« Tu n’as aucun sens de l’humour ».

« On dit ça pour rire ».

Mais un enfant ne ressent pas toujours de l’amour derrière ces paroles.

Il ressent souvent :

  • de la honte ;
  • de la tristesse ;
  • de la confusion ;
  • de l’impuissance.

Au début, il veut que cela s’arrête.

Mais s’il n’a pas le droit de protester, il peut apprendre à supporter.

Alors son psychisme met en place des mécanismes de protection :

  • le déni : « ce n’est pas grave » ;
  • le refoulement : « je ne m’en souviens pas » ;
  • la minimisation : « ce n’était rien ».

L’enfant apprend alors non pas à se protéger, mais à accepter l’inacceptable.

Il ne développe pas suffisamment certaines compétences essentielles :

  • dire « non » ;
  • poser ses limites ;
  • demander de l’aide ;
  • reconnaître une situation injuste ;
  • se défendre de manière adaptée.

Et cela peut avoir des conséquences importantes dans sa vie future.

Quels besoins se cachent derrière l’agressivité ?

Très souvent, un comportement agressif n’est pas seulement une volonté de faire du mal à l’autre.

Derrière l’agressivité, il existe parfois des besoins non satisfaits.

Comprendre ces mécanismes ne signifie pas justifier la violence.

Cela permet de mieux accompagner l’enfant et de chercher des solutions plus profondes.


Le besoin d’être reconnu et important

Chaque être humain a besoin de sentir :

« Je compte ».

« Je suis vu ».

« J’ai de la valeur ».

Si un enfant ne reçoit pas suffisamment d’attention, de reconnaissance et de présence émotionnelle, il peut chercher cette reconnaissance par d’autres moyens.

Parfois, même une attention négative semble préférable à l’indifférence.

L’enfant peut apprendre :

« Si je ne peux pas être aimé pour ce que je suis, je vais au moins être remarqué par mon comportement ».

Le besoin de ressentir sa propre force

Si, dans la famille, la force est associée au contrôle, aux cris, aux menaces ou à la domination, l’enfant apprend cette définition de la force.

Il ne connaît pas forcément d’autre modèle.

Pour lui, être fort ne signifie pas :

  • savoir prendre soin de soi ;
  • respecter les autres ;
  • défendre les plus vulnérables ;
  • gérer ses émotions.

La force devient :

faire peur aux autres pour ne pas avoir peur soi-même.


Le besoin de libérer une tension intérieure

Parfois, un enfant devient agressif non pas parce qu’il est heureux ou parce qu’il veut simplement faire souffrir quelqu’un.

Mais parce qu’il porte une grande quantité de colère, de tristesse ou de frustration qu’il ne sait pas exprimer autrement.

Il a peut-être lui-même été humilié.

Mais il n’a pas pu répondre à celui qui était plus fort que lui.

Alors il cherche quelqu’un de plus vulnérable.

Cela ne rend pas son comportement acceptable.

Mais cela montre l’importance d’aider l’enfant à reconnaître ses émotions et à apprendre d’autres moyens de les exprimer.


Le besoin de cacher sa vulnérabilité

Cela apparaît souvent à l’adolescence.

Un jeune peut sembler sûr de lui, dur, indifférent.

Mais derrière cette apparence peuvent se cacher :

  • des peurs ;
  • un manque de confiance ;
  • un sentiment de solitude ;
  • une impression de ne pas être à la hauteur ;
  • la peur de ne pas être accepté.

Parfois, la cruauté devient une armure qui protège une grande fragilité intérieure.


Pourquoi un enfant devient-il victime ?

Il est essentiel de comprendre une chose :

Un enfant ne devient jamais victime parce qu’il « le mérite » ou parce qu’il serait responsable de ce qui lui arrive.

La responsabilité appartient toujours à celui qui agresse.

Cependant, certaines expériences familiales peuvent rendre un enfant plus vulnérable face aux comportements agressifs des autres.

Par exemple, lorsque l’enfant entend souvent :

« Tu n’es pas comme il faut ».

« Tu devrais être différent ».

« Pourquoi tu n’es pas comme les autres ? »

Lorsqu’un enfant est constamment comparé, critiqué ou obligé de correspondre aux attentes des adultes, il peut développer une image négative de lui-même.

Il peut finir par croire :

« Je suis moins bien que les autres ».

« Quelque chose ne va pas chez moi ».

« Pour être aimé, je dois changer ».


Quand l’enfant apprend à être « facile » et « sage »

Parfois, sans le vouloir, les parents éduquent un enfant pour qu’il soit pratique, silencieux et facile à gérer.

On lui apprend à :

  • ne pas contredire ;
  • ne pas montrer sa colère ;
  • ne pas dire non ;
  • accepter les décisions des autres ;
  • cacher ses émotions.

L’enfant devient « sage ».

Mais il risque aussi de perdre une compétence essentielle :

la capacité à se protéger.

Il peut avoir du mal à dire :

« Arrête ».

« Ce n’est pas acceptable ».

« Je n’aime pas ce que tu me fais ».


Les limites personnelles : une base de sécurité psychologique

Lorsque quelqu’un dépasse nos limites physiques, émotionnelles ou personnelles, une émotion naturelle apparaît : la colère.

La colère n’est pas une mauvaise émotion.

Elle est un signal.

Elle dit :

« Quelque chose qui me concerne n’est pas respecté ».

Cette énergie permet de se protéger, de dire :

« Non ».

« Stop ».

« Cela ne me convient pas ».

Mais si un enfant a appris depuis petit qu’il ne doit pas se mettre en colère, qu’il doit toujours accepter et se taire, il aura plus de difficultés à défendre ses limites.

Il peut s’habituer à être :

  • celui qui culpabilise toujours ;
  • celui qui cède ;
  • celui qui accepte tout ;
  • le « bouc émissaire ».

Et une croyance douloureuse peut apparaître :

« Je ne suis pas OK ».


L’enfant a besoin d’un soutien, pas d’une dureté supplémentaire

On entend parfois :

« Il doit apprendre à se débrouiller seul ».

« La vie est difficile, il faut qu’il s’habitue ».

« Il doit apprendre à se défendre ».

Mais un enfant n’apprend pas à se protéger lorsqu’on le laisse seul face aux difficultés.

Il apprend lorsqu’un adulte lui donne une base de sécurité :

« Je suis avec toi ».

« Je t’écoute ».

« Nous allons trouver une solution ensemble ».

C’est cette sécurité qui devient progressivement une force intérieure.


Le rôle le plus inquiétant : celui des témoins

Il existe une autre catégorie essentielle dans le phénomène du harcèlement :

les témoins.

Ceux qui voient.

Ceux qui entendent.

Ceux qui rient avec les autres.

Ceux qui pensent :

« Ce n’est pas mon problème ».

« Je préfère ne pas intervenir ».

« Le plus fort a toujours raison ».

Le silence des témoins permet souvent au harcèlement de continuer.

Lorsque le groupe soutient l’agresseur, celui-ci reçoit un message :

« Mon comportement est accepté ».


Le harcèlement est une question de valeurs

Le harcèlement n’est pas seulement un problème scolaire.

C’est une question de culture relationnelle.

C’est une question de savoir :

  • comment nous parlons aux autres ;
  • si nous respectons leurs limites ;
  • si nous savons exprimer notre colère sans détruire ;
  • si nous savons reconnaître nos erreurs ;
  • si nous sommes capables de voir l’autre comme une personne digne de respect.

Si les limites ne sont pas respectées dans la famille, l’enfant aura du mal à respecter celles des autres.

Si l’enfant est humilié à la maison, il peut apprendre à humilier.

Si l’enfant grandit dans le respect et la bienveillance, il reçoit un autre modèle.


Que peuvent faire les parents ?

Pour élever un enfant psychologiquement équilibré, il ne suffit pas d’exiger un bon comportement.

Il faut créer un environnement dans lequel l’enfant voit chaque jour ce comportement.

Il est important de :

  • respecter les émotions de l’enfant, même lorsqu’on n’est pas d’accord avec lui ;
  • lui apprendre à exprimer sa colère sans violence ;
  • ne jamais utiliser l’humiliation comme méthode éducative ;
  • éviter les comparaisons avec les autres ;
  • montrer un modèle de communication respectueuse ;
  • reconnaître ses propres erreurs en tant qu’adulte ;
  • soutenir l’enfant lorsqu’il traverse une difficulté ;
  • lui apprendre à se protéger tout en respectant les autres.

La plus grande partie de l’éducation ne passe pas par les paroles.

Elle passe par l’exemple.


La bienveillance commence à la maison

La sécurité émotionnelle de l’enfant ne commence pas à l’école.

Elle commence à la maison.

Dans la manière dont les parents se parlent.

Dans la façon dont les erreurs sont accueillies.

Dans la possibilité pour l’enfant d’être lui-même.

Dans cette sensation fondamentale :

« Je suis important ».

« Je suis aimé ».

« Je mérite le respect ».

Mère Teresa disait que la bonté sauverait le monde.

Et peut-être que le changement commence justement dans le plus petit espace :

notre propre famille.

Que la bienveillance, le respect, l’humanité et la responsabilité ne soient pas seulement de beaux mots, mais des valeurs vécues chaque jour par les adultes et transmises aux enfants.

Car c’est dans la famille que l’enfant découvre pour la première fois :

ce qu’est l’amour,

ce qu’est la force,

ce qu’est le respect,

et quelle personne il souhaite devenir.


Santé, sécurité et bien-être à tous les enfants, à toutes les familles et à notre société.

Avec respect,
Tetiana Korinenko-Vasylevska
Psychologue, psychothérapeute

 
 
 
 
 
 

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