Contrat psychothérapeutique
Le contrat psychothérapeutique désigne les règles établies par le psychothérapeute afin de créer une relation de travail sûre et stable tout au long de la psychothérapie.
Comme tout contrat (accord, entente), il est nécessaire pour que les deux parties (le client et le psychothérapeute) aient une compréhension commune de l’objet de l’accord, du déroulement du processus, des résultats auxquels on peut s’attendre et des obligations de chacune des parties. Si tous ces points ne sont pas abordés dès le début, des malentendus, des déceptions, une baisse de l’efficacité de la thérapie, une rupture soudaine de la relation et d’autres effets négatifs sont inévitables. Il est important de comprendre que la psychothérapie n’est pas une pilule magique. C’est un processus auquel les deux parties (le client et le psychothérapeute) participent à parts égales (!!!).
Le contrat avec le psychothérapeute présente des avantages tant pour le client qui a besoin d’un soutien psychologique que pour le psychothérapeute lui-même. Le client reçoit des informations préliminaires sur les conditions de travail, ce qui lui permet de décider si ce psychothérapeute, ses méthodes de travail et ses conditions lui conviennent. Le contrat renforce la confiance entre le client et le psychothérapeute, ce qui est un élément essentiel ayant une influence directe sur l’efficacité de la thérapie.
Le contrat psychothérapeutique, ce sont les conditions, le cadre qui permettent de rendre la psychothérapie efficace. D’une part, ces règles protègent à la fois le psychothérapeute et le patient contre les tendances destructrices. D’autre part, ces règles régissent et incitent les deux parties à arriver à l’heure, à penser à l’autre personne, à tenir compte des conséquences de leurs actes.
Le contrat psychothérapeutique n’est pas un document juridique, et son non-respect n’entraînera aucune responsabilité pénale ou administrative ; ces règles ne constituent pas une loi stricte, et de nombreux aspects de ces règles sont élaborés au cours d’une discussion et d’un compromis avec le client au stade initial, mais, une fois acceptées par les deux parties, elles deviennent pratiquement une loi pour les deux. Cela signifie que ni le client ni le thérapeute ne peuvent les enfreindre s’ils veulent que la psychothérapie soit couronnée de succès. Ces règles peuvent être modifiées, mais uniquement à la suite d’une discussion et d’un accord mutuel entre le psychothérapeute et le client.
Le respect du contrat psychothérapeutique est en soi thérapeutique ; son existence est importante et peut apporter un bénéfice considérable à certains types de clients.
Règles relatives à la psychothérapie
Une séance de psychothérapie dure 60 minutes.
La fréquence des séances est de 1 à 3 fois par semaine (en accord avec le client).
Le thérapeute a pour rôle d’être attentif, d’observer ce qui se passe chez le client et de lui faire part de ses observations, de ses réflexions, de ses interprétations et de ses hypothèses. C’est au client de prendre en charge le reste (conclusions, décisions et changements dans sa vie).
Tout ce qui se passe du début à la fin de la séance, depuis les salutations jusqu’à vos derniers mots, constitue un exercice psychologique. Il ne s’agit pas seulement des exercices ou des questions que vous pose le thérapeute, mais aussi de la manière dont il s’adresse à vous : c’est une façon d’établir une communication aussi efficace que possible. Peut-être que cette manière de faire vous sera également utile.
Pour tirer pleinement profit de la séance, le client doit s’impliquer au maximum dans le travail, les exercices et les discussions. La meilleure façon de ne rien retirer de la séance est de ne pas participer activement. Peu importe ce que vous dites, l’essentiel est que cela vous concerne et que vous vous exprimiez avec autant de sincérité que vous vous sentez en sécurité de le faire.
Vous surveillez également vous-même votre état et en faites part ; personne ne pourra deviner ce qui ne va pas si vous ne le dites pas. Vous pouvez interrompre les remarques, questions ou suggestions qui vous sont adressées, et vous pouvez demander de l’aide au thérapeute pendant la séance.
Le fait de s’ouvrir accélère le processus. Cela dit, le travail psychologique n’est pas une confession à laquelle on vous oblige. Chaque personne a son propre rythme et sa propre vitesse de travail psychologique, son propre style et ses propres difficultés. Je respecte vos particularités. C’est vous-même qui pouvez déterminer la profondeur de votre ouverture.
Le thérapeute ne répond qu’aux questions qui lui sont posées ; il ne répond pas à celles qui ne lui sont pas posées.
Si vous ne savez pas quoi dire ou si vous ne souhaitez pas parler, dites-le simplement.
Pendant la séance, les deux parties s’engagent à créer les conditions propices au travail (sans se laisser distraire par d’autres activités).
Le thérapeute et le patient s’engagent à se présenter à la séance en état de sobriété et à cesser toute consommation d’alcool et de substances psychoactives susceptibles de provoquer un état d’ivresse 24 heures avant la séance. Il est interdit de participer à une séance en état d’ébriété (même légère) ou sous l’influence de substances altérant la conscience — par exemple, des drogues ou des tranquillisants puissants, sauf si un médecin vous les a prescrits pour une prise régulière. Le travail psychologique en état de conscience altérée est dangereux !
Le client a le droit d’obtenir les informations dont il a besoin concernant les méthodes de travail ; il peut à tout moment refuser toute proposition du thérapeute et mettre fin à la thérapie à tout moment, à condition d’en informer le thérapeute.
Aucune forme de violence (économique, physique, sexuelle ou psychologique), aucun comportement offensant, ni aucune utilisation d’informations confidentielles sans le consentement des deux parties ne sont tolérés.
Toute information communiquée par le client au thérapeute est confidentielle et ne sort pas du cadre de la relation entre le client et le thérapeute. Rien de ce que vous direz ne sera utilisé contre vous.
Il ne peut y avoir entre le patient et le psychothérapeute aucune autre relation que celle de travail. Pendant la durée du contrat, aucun changement de rôles sociaux entre le client et le thérapeute, dépassant le cadre de la thérapie, n’est autorisé. En particulier, il est interdit d’entretenir avec le thérapeute des relations amicales, amoureuses, familiales ou professionnelles, ou de participer à des activités collectives communes qui ne font pas partie de la thérapie.
Le psychothérapeute ne doit pas accepter de cadeaux ou d’autres avantages matériels de la part du patient, à l’exception des honoraires liés à la psychothérapie.
Les contacts entre le patient et le psychothérapeute en dehors des séances doivent être réduits au minimum ; les communications téléphoniques ne sont autorisées que pour convenir de la date et de l’heure de la séance (à moins que d’autres modalités de communication n’aient été convenues au préalable).
Toutes les modifications sont discutées entre le client et le thérapeute, notamment le paiement, les horaires, le mode de contact et la forme de thérapie.
En cas de retard du patient à une séance sans préavis et sans motif valable (les motifs valables sont convenus à l’avance), l’heure de fin de la séance reste inchangée (la séance ne dure pas plus longtemps que la durée prévue), même si cette séance doit être intégralement payée par le patient. En cas de retard du thérapeute à la séance, la durée de la séance peut être prolongée ou compensée lors de la séance suivante (en accord avec le patient).
Si le client ou le thérapeute ne peut pas se présenter à la séance à l’heure prévue, il est nécessaire d’en informer l’autre partie au plus tard 6 heures avant l’heure prévue pour la séance.
Si le patient ne se présente pas à la séance sans préavis, la séance manquée devra être payée.
Si le psychothérapeute annule une séance sans en avertir le client, la séance suivante est gratuite.
Si le client souhaite mettre fin à la relation thérapeutique, il doit en informer le thérapeute et participer à deux dernières séances consacrées à la clôture de la thérapie.
Lieu des séances : en cabinet ou en ligne (selon accord entre les parties).
Tarifs : consultations en présentiel et/ou en ligne selon le barème en vigueur.
Le prix de la séance reste inchangé pendant toute la durée de la cure de psychothérapie convenue. En cas de psychothérapie de longue durée, le prix de la séance peut varier, mais pas plus d’une fois par an. Le thérapeute s’engage à signaler ces changements au moins deux mois à l’avance.
Le paiement s’effectue après chaque séance ou à l’avance pour plusieurs séances (sous réserve d’un accord mutuel).
Le thérapeute est en droit de refuser de donner la séance prévue si le patient n’a pas réglé la séance de psychothérapie précédente.
Le thérapeute a le droit de refuser de fournir au patient des certificats ou des relevés relatifs à la thérapie suivie à des instances judiciaires ou autres, si cette possibilité n’a pas été convenue au début de la psychothérapie.
Si, au cours d’une psychothérapie, un patient fait part d’un crime commis ou de son intention de commettre un crime contre lui-même ou contre autrui, le psychothérapeute a le droit de saisir les autorités compétentes afin de prévenir ou d’empêcher ces actes.
Le non-respect de ces règles par le patient peut conduire le psychothérapeute à refuser de poursuivre la psychothérapie. Le thérapeute a le droit de suspendre la prise en charge du client ou de résilier le contrat en cas de non-respect des règles.